Le 31 août et le 1er septembre 2006 aura lieu à Euromed Marseille Ecole de Management la 24e Université d’Eté de l’Institut d’Audit Social avec le concours des Associations Professionnelles RH européennes et africaines ainsi que les IAS algérien, luxembourgeois, marocain et tunisien.
Il y aura également cette année, et c’est une première, deux jours de formation aux fondamentaux de l’audit social les 29 et 30 août 2006 animées par Jean-Marie Peretti, Alain Meignant et Martine de la Côdre. Il ressort de l’enquête sur l’Audit Social que l’IAS vient d’effectuer auprès des professionnels de la fonction RH que cette pratique est encore mal connue. Ses finalités et ses méthodes ne sont pas toujours clairement perçues.
Pourtant, né dans la foulée du Bilan Social,ayant acquis sa crédibilité par son analyse originale des pratiques de gestion des ressources humaines, s’étendant aujourd’hui à la Responsabilité Sociale de l’Entreprise, l’Audit Social a élargi son périmètre depuis deux décennies. Il s’est enrichi de nombreuses autres questions telles que le label social qui correspond à un travail en amont sur les processus Ressources Humaines.
Ce n’est pas la question du Label Social qui est pertinente mais celle de la mesure, des normes, des indicateurs tout au long du processus de production.
Ainsi, prenons par exemple la fabrication d’un «jean» qui est un processus complexe. A la base, il faut des graines, pollinisées en Inde par des mains d’enfants, du coton cultivé dans les plaines d’Asie centrale, en Afrique, en Amérique latine, en Egypte ou dans le Sud des Etats-Unis. Il y subit un premier traitement industriel (égrenage et blanchissement). Puis il est filé et tissé, souvent dans d’autres pays. Ensuite, la transformation du tissu en vêtement correspond à un nouveau métier : la confection dont les acteurs sont situés dans différents lieux. Le donneur d’ordre maîtrise le stylisme en amont puis transmet à ses sous-traitants son cahier des charges pour la fabrication, de la coupe des différentes pièces à l’assemblage et à la finition du vêtement. C’est alors que le jean est prêt à la vente et que le consommateur va avoir besoin de labels pour connaître l’origine du vêtement.
Dans ce processus complexe, il est nécessaire d’auditer la Gestion des Ressources Humaines de chaque acteur en s’appuyant sur la méthodologie de l’audit social RH qui s’adosse aux règles de droit du travail édictés par les grands organismes internationaux (BIT, OCDE, ONU). C’est sur cette base que l’on peut évaluer la pertinence de la réalité et effective des cahiers des chartes éthiques et autres labels sociaux. De nouveaux acteurs, les ONG, en particulier, ont commencé à sensibiliser les opinions publiques en tant que consommateurs sur les conséquences de certaines pratiques RH contraires aux droits humains mais minimisant les coûts de main d’oeuvre.
Quelles pratiques émergent afin de répondre à ces nouvelles demandes ? Dans ce contexte, de quelle façon les auditeurs sociaux évoluent-ils ? Quels nouveaux domaines l’audit social explore-t-il ? Quelle est la pertinence de l’Audit Social ? Quelle légitimité a-t-il acquis par ses résultats à explorer ces nouveaux territoires ?
Dans notre environnement proche, la parité, la mixité et la diversité sont un enjeu important dans la vie sociale et dans les entreprises. Dans un contexte de déficit public, les modes de répartition des financements sociaux sont-ils les plus pertinents et les plus efficaces ? De quelle façon l’Audit Social apporte-t-il un regard différent afin de soumettre aux responsables des éléments tangibles pour évaluer les méthodes et les résultats des politiques mises en place ?
Informations supplémentaires:
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